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Chargé de recrutement : où sont les offres en France en 2026

126 offres à Paris, un marché à dominante CDI mais avec près de 45 % de CDD, et des compétences qui se répètent : ce que la donnée Konvenable Pulse dit du métier de chargé de recrutement, ville par ville.

#marché de l'emploi #recrutement #data

Le métier de chargé de recrutement est partout dans les offres d'emploi — mais la donnée dit des choses contre-intuitives sur il recrute, sous quel contrat, et ce qu'on lui demande vraiment. Voici ce que Konvenable Pulse — notre observatoire du marché agrégé à partir des offres publiques — relève au 25 juin 2026.

Combien d'offres, et dans quelles villes ?

Paris domine largement, avec 126 offres ouvertes réparties sur 21 entreprises. Le reste du territoire suit, mais de loin :

VilleOffres ouvertesEntreprises
Paris12621
Lyon8415
Toulouse5314
Bordeaux5011
Nantes4912
Nancy233

Deux lectures tiennent statistiquement : Paris écrase le classement — même en tenant compte de la marge d'échantillonnage sur ces volumes, il reste nettement devant Lyon (un tiers d'offres de moins) — et le bas de tableau est un trio indissociable, Toulouse, Bordeaux et Nantes tournant tous autour de 50 offres, un écart trop faible pour les départager.

Notre lecture : le volume brut ne dit pas tout — le rapport offres/entreprise complète le tableau. Nancy en est l'illustration extrême : 23 offres pour seulement 3 employeurs, un marché où deux ou trois acteurs font la demande. Avec si peu d'entreprises on ne peut pas en tirer une règle des « petits marchés » ; mais là où c'est le cas, la stratégie s'inverse — à Paris on postule large, sur un marché concentré on cible nommément les rares recruteurs actifs.

CDI, CDD ou freelance : la surprise du contrat

On imagine le chargé de recrutement comme un poste stable en CDI. La réalité parisienne est plus nuancée. Sur les offres dont le type de contrat est précisé :

  • 67 CDI
  • 56 CDD
  • 2 missions freelance

Le CDD pèse près de 45 % des offres — une proportion élevée pour un poste qualifié. Le recrutement étant une activité par à-coups (montée en charge, remplacements, campagnes saisonnières), les entreprises absorbent une partie du besoin en contrats courts.

Le paradoxe mérite qu'on s'y arrête : le professionnel qu'on embauche pour stabiliser les équipes est lui-même, à Paris, sur un contrat court près d'une fois sur deux. Et la carte est très contrastée — Nantes (55 %) et Bordeaux (50 %) poussent le CDD plus loin encore, quand Lyon (27 %) et surtout Nancy (1 seul CDD sur 23 offres) verrouillent le CDI. Notre lecture : là où le marché est tendu et concurrentiel, les employeurs absorbent l'à-coup en contrats courts ; là où le vivier est rare, ils sécurisent le poste en CDI pour ne pas le voir repartir. Le type de contrat n'est pas qu'une clause RH — c'est un thermomètre de la confiance qu'un bassin accorde à son propre recrutement.

Quelles compétences les offres demandent-elles ?

Peu d'offres détaillent des compétences précises, mais celles qui reviennent — et que le référentiel ROME associe au métier — dessinent un profil plus humain que technique :

  • Techniques de communication orales, écrites et numériques
  • Analyser les besoins de l'entreprise en recrutement et mobilité professionnelle
  • Recruter et intégrer une personne
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Être force de proposition

Les occurrences sont trop peu nombreuses pour classer ces compétences entre elles, mais le bloc est net : à ce poste, on attend d'abord une capacité à communiquer et à cadrer un besoin, pas la maîtrise d'un outil. C'est cohérent avec ce que nous défendons sur l'évaluation : la conversation révèle ce qu'un CV ne dit pas.

Combien de temps une offre reste-t-elle ouverte ?

À Paris, les offres de chargé de recrutement encore ouvertes ont 21,5 jours d'ancienneté médiane. C'est une photo de la rotation — pas le temps exact avant fermeture, qui demanderait de suivre les offres closes — mais elle dit un marché qui tourne sans être frénétique : pour un candidat, réagir dans les deux à trois semaines reste un avantage réel.

Et le salaire ?

Sur ce métier, très peu d'offres affichent une rémunération : à Paris, seules 3 offres sur 126 précisent un salaire (médiane 36 000 €, jusqu'à 60 000 € pour les mieux dotées). Seul, notre échantillon est trop mince pour en faire une fourchette — alors nous le croisons avec les références publiques plutôt que d'omettre ou d'inventer.

Et la convergence est nette. Les baromètres salaire situent le métier autour de 36 000–41 000 € brut/an en moyenne : HelloWork donne 36 000 € (30 600 € débutant, 41 400 € confirmé, 47 900 € senior), talent.com 41 000 € (34 800 € débutant, 50 400 € confirmé). Notre médiane parisienne (36 000 €) tombe au bas de cette zone, et les profils confirmés vont chercher 41 000–50 000 €. À noter : c'est nettement sous la médiane des cadres (55 000 € brut, baromètre APEC juin 2025) — cohérent avec un poste souvent non-cadre.

Un métier en tension, mais un marché qui se détend

Le contexte macro compte : selon la DARES, les tensions de recrutement ont reflué en 2024six métiers sur dix sont en tension forte ou très forte (contre sept sur dix en 2023), soit 55 % des salariés (contre près des deux tiers l'année précédente). Nos données collent à ce tableau : un marché qui reste actif (126 offres rien qu'à Paris) mais où les offres tournent en trois semaines.


Vous recrutez sur ce métier, ou vous le visez ? Explorez les offres de chargé de recrutement en cours ou la page marché complète sur Konvenable Pulse.

Sources

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